
REMERCIEMENTS
A tous ceux qui ont permis cette recherche :
- A mon premier professeur M. Jaubert
- Aux différents experts fédéraux et autres qui ont contribué à parfaire
mes connaissances, difficile de les citer tous sans en oublier un seul
- Au groupe de l'International Karate-Do Academy pour son aide oh combien
précieuse
- A J.P.LAVORATO qui a su à un certain moment me faire prendre un virage à 180
degrés et ainsi ranimer ma flamme
- A mon épouse de m'avoir suivi dans cette voie
OBJET DU MEMOIRE
Objet à cours terme :
Préparation d'un élément
indispensable pour la présentation
d'un grade en l'occurrence le 6ème dan de karaté.
Objet à long terme :
Mener une étude sur le travail des katas de karaté ; en vue
de mettre en évidence, les implications neurologiques et les schémas
corporels par la pratique régulière de ceux ci.
INTRODUCTION
CIRCONSTANCES ET MOTIVATIONS DE LA RECHERCHE
Hier, art martial véritable philosophie de l'existence, aujourd'hui
méthode de défense et développement personnel, activité loisir,
sport à part entière. Le karaté n'est plus à présenter
au grand public.
Différents aspects se sont développés à grande
vitesse. Le côté sportif se taillant la part du lion. Il n'y
a qu'à voir les nombreuses formules que propose la compétition,
dans les diverses disciplines.
Le nombre croissant de nations présentes aux rencontres internationales
sont la preuve de l'engouement que suscite le karaté.
De ce fait, comme toute discipline sportive, des spécialistes de la
performance se sont intéressés à la question. Enseignants
d'arts martiaux, mais aussi entraîneurs de haut niveau, préparateurs
physiques, diététiciens, kinésithérapeutes, médecins
sportifs et j'en passe. Le karaté sportif est dans de bonnes mains.
A l'inverse, le karaté do que nous connaissons actuellement représente
l'accomplissement non figé d'une lente évolution accumulée
au cours des siècles. Sa richesse provient des apports successifs,
des différentes cultures et différentes formes, qui se sont
mutuellement enrichies.
On peut trouver là matière à réflexion et de nombreuses
questions peuvent se poser.
Une de ces questions a suscité tout particulièrement mon intérêt.
LES KATA :
Comment peut-on considérer les kata ?
Quels sont leurs buts ?
Leur intérêt, leur nécessité, leurs conséquences ?
DONNEES BIBLIOGRAPHIQUES
LE DICTIONNAIRE JAPONAIS FRANÇAIS ( Rédigé par Shanghai
translation publishing house).
LE DICTIONNAIRE FRANÇAIS JAPONAIS (Révérend Père
J.M MARTIN M.E.P )
L'ENCYCLOPEDIE DES ARTS MARTIAUX ( R. H ABERSETZER)
HISTOIRE DU KARATE DO ( Kenji TOKITSU ) Edition SEM
LA VOIE DU KARATE ( Kenji TOKITSU ) Edition SEUIL
REUSSIR AUX EPREUVES DU BEES 1
SPECIFIQUE KARATE (G. CHEMAMA, H. HERBIN )
ATLAS DU CORPS HUMAIN (Nicolas PISCITELLI) Edition GRANGE BATELLIERE
GUIDE AU PREPARATEUR DU BEES 1 DEGRE ( J .CAJA / M.MOURARET/ A. BENET)
MEMENTO DE L'EDUCATEUR SPORTIF 1 ER DEGRE ( INSEP PUBLICATION)
LES TROIS CERVEAUX DE L'HOMME ( P. Mac CLEAN / Roland GYOT )
http:/www.le cerveau.mcgill.ca/flash/d/d05crher/d05cr.html
http://ase.ouvaton.org.evolgencervhum.htm
http://decisio.info/alain berthoz.html
http ://cours.csti.net/101-902-m.f/bio903/Nerveux/Images/Lesystèmenerveux.gif
HISTORIQUE
Cheminement des kata
Avant de tenter d'expliquer quoique ce soit, un léger rappel s'impose.
Les kata de karaté japonais sont issus en grande partie de méthodes
de combats chinoises, revues et corrigées par différents experts
au cours de leurs pérégrinations.
Or culturellement, historiquement et surtout géographiquement, tout
sépare ces deux nations, que sont la Chine et le Japon.
Il ne faudra pas oublier un troisième élément très
important qui se trouve être le ciment liant ces deux cultures, l'île
d'Okinawa.
La Chine par son histoire et son passé riche en toutes choses se trouve
nantie d'une philosophie, qui engendre différents comportements, sens
pictural très enrichi, poésie et textes enluminés, extravagance,
sens théâtral. Tout ceci a dû contribuer à la construction
de leurs méthodes de combats, et tout particulièrement pour
ce qui nous intéresse, leurs Tao équivalent de nos kata. Nous
le voyons dans la teneur de leurs éléments, la longueur de leurs
enchaînements, la complexité dans l'exécution de la gestuelle,
la fluidité dans les attitudes et le déroulement.
Le Japon, quant à lui, dans ses méthodes brut de décoffrage,
a développé une culture totalement différente, où la
simplicité, le dépouillement de toute fioriture a prévalu
sur tout le reste. Le dénuement laisse dans la pensée et la
forme, la place à l'abstrait, ce qui a joué un rôle important
dans la formation des kata.
Okinawa, principal îlot de l'archipel des Ryu kyu situé à mi-chemin
de la Chine et du Japon se trouve être rattaché politiquement
et géographiquement au Japon. Alors bien que possédant une culture
propre, celui ci a été profondément influencé par
celle de la Chine. Grâce principalement aux nombreux échanges
commerciaux qui eurent lieu.
Cet îlot est perdu entre la mer de Chine et l'océan Pacifique,
balayé par les différentes tempêtes typhons et autres.
La topographie des sols, l'étroitesse des terres ne permettant qu'une
agriculture locale, seule la pêche était une source de revenu
importante.
Tous ces éléments ont forgé une race d'hommes durs, au
caractère bien trempé. Ce qui pourrait expliquer entre autres,
une forme d'action différente lors de l'assimilation des Tao chinois.
Notamment par l'adjonction de techniques locales, et l'utilisation d'un instrument
bien particulier, que l'on ne trouvait nulle part ailleurs, le makiwara, cet élément
peut être en partie rendu responsable de la restructuration de ces Tao
chinois.
Le makiwara était un poteau de bois d'une hauteur variable, en fonction
de la taille de l'utilisateur, dont l'extrémité était
recouverte d'un rembourrage de paille de riz, et sur lequel le pratiquant
tapait de toutes ses forces, avec toutes les parties du corps qu'il jugeait
utile.
D'une part la fermeture de la main, donc formation du poing, la façon
directe de frapper, d'autre part la nécessité de se stabiliser
lors de cette puissante frappe sur cet instrument, ont pu contribuer à lignifier
davantage le parcours des Tao.
Je suis parfaitement conscient que la description que je viens d'effectuer
pour situer la création des katas de karaté est loin d'être
satisfaisante, de nombreux ouvrages sont nécessaires pour restituer
une image plus précise et surtout pour s'imprégner de cette
culture.
On ne peut pratiquer le karaté sérieusement ni assidûment
sans être interpellé par la particularité du kata.
Pour un néophyte, cette série de gestes reste assez incompréhensible.
Néanmoins celui-ci est fortement intéressé, il comprend
qu'il y a là quelque chose qu'il ne maîtrise pas, mais qui l'intrigue,
et qui va certainement lui apporter beaucoup dans son évolution.
Bien sûr, dans l'ordre chronologique de l'apprentissage du karaté,
les kata ne sont enseignés uniquement qu'après que la personne
ait acquis les notions nécessaires à son évolution. Il
faut d'abord armer cette personne d'une panoplie exhaustive de techniques,
qui lui permettent d'obtenir un registre suffisant pour son développement.
Certes, ces techniques sont auparavant étudiées, peaufinées
dans des exercices de base tels que les kihon (fondement). Associées à des
déplacements (Unsoku), ces techniques donnent à la personne
des sensations de défenses et d'attaques sur un sujet qui réagit.
Pour autant, la problématique du kata n'estpas résolue.
Il est vrai que les kata ne sont plus enseignés de la même manière
qu'autrefois, et qu'ils n'ont plus la même fonction que leur créateur
leur avait assignée.
(Société et génération obligent)
MOYENS POUR RESOUDRE LES PROBLEMES POSES
Mon expérience personnelle :
Disciplines que j'ai pratiquées : Judo, Karaté, Iai do, Kobudo,
Kendo.
La discipline que j'ai le plus étudiée est le karaté.
Mon style est le Shotokan, mais je me suis intéressé en les
pratiquant, aux styles : Wado-ryu, Shito-ryu, Goju-ryu.
Expérience fédérale :
De par les fonctions que j'ai occupées :
- arbitre national
- juge technique
- Directeur technique de département
- Responsable de la technique de ligue
- Responsable de l'école des cadres
(Actuellement )- Responsable de ligue des grades
Toutes ces fonctions m'ont amené à suivre de nombreux stages,
séminaires, et autres.
J'ai pu côtoyer et travailler avec de nombreux experts, Japonais et
Occidentaux. Chacun a contribué à sa manière, (à la
période de ma vie ou je les ai rencontrés, et surtout au niveau
de réception que j'avais à ces moments là) a parfaire
mon éducation en karaté.
Je ne pourrais me permettre de les citer tous, sans prendre le risque d'en
oublier un seul.
J'ai, ces dernières années travaillé un style qui a transformé mes
principes de base, il s'agit du ( Kase Ha ), je l'ai découvert grâce à J.P
LAVORATO. Ce style provient de la façon d'employer le katana ou le
bokken en Jingen-Ryu Ken-jutsu. C'est une des raisons qui fait que le karaté de
Gichin Funakoshi diffère des autres styles d'Okinawa. Au-delà de
cela l'empreinte de Sensei KASE reste déterminante dans tout le travail
de cette méthode.
FORMULATION DU PROBLEME
La répétition de gestes chorégraphiques regroupés
en séquences, a une influence certaine sur le corps et sur le cerveau.
Plus les habiletés motrices sont complexes, plus les processus mentaux
ont un rôle important dans cette acquisition, plus la personne devient
habile, experte, plus le mouvement s'automatise, et plus son contrôle "échappe" aux
processus mentaux.
En fonction des acquis antérieurs, de la nature des tâches qui
lui sont proposées, de sa capacité d'attention, des informations
qu'elle conserve en mémoire, des images de références
qu'elle s'est constituées, chaque personne est en mesure de composer
et d'inventer ses propres stratégies.
HYPOTHESE
L'utilisation du kata tel qu'il est souvent pratiqué ne répond
pas à cette attente.
KATA:
- Moule
- Modèle
- Forme
- Convention scénique
Tous ces synonymes servent à qualifier le terme de kata.
Qu'est ce qu'un kata ?
- Support pédagogique : Certes
- Convention scénique : Chorégraphie permettant de retenir,
de conserver une gestuelle.
- Creuset : Récipient dans lequel chacun va chercher ce qu'il a envie
d'y découvrir, en fonction du niveau qu'il a atteint.
- Combat imaginaire : Comme veulent bien le dire certains !
Comment définir un kata ?
La formule la plus usitée et certainement parce que la plus imagée,
reste :
Un combat imaginaire contre plusieurs adversaires.
On pourrait ajouter qui attaquent chacun à leur tour et dans des directions
bien précises.
Comment décrire un kata ?
Sur un diagramme pré établi, à partir d'un point donné,
on constate une suite d'enchaînements de techniques, comprenant des
parades et des contre attaques ; (de poings et de pieds) le tout en déplacement,
sur des lignes qui se croisent, s'entrecroisent ramenant vers le point de
départ, celui qui a effectué l'exercice.
Ces lignes qui forment le diagramme, restent identiques pour le kata choisi.
Ce diagramme évolue suivant le niveau du kata que l'on effectue.
Comment utiliser le kata ?
Différentes manières sont communément admises :
En, ( OMOTE - URA - GO - URA GO ) etc ...Mais la plupart du temps, c'est toujours
la même qui est employée.
Les raisons sont multiples :
La préparation d'un programme établi, pour obtenir un kyu ou
un dan.
La méthode de comparaison, que se trouve être la compétition.
Le nombre important de kata qui compose une méthode. ( un style )
Problématique :
Tant que le kata ne sera pas admis comme un élément d'un tout
nécessaire à la construction d'une méthode, il restera
plus inhibiteur que source d'équilibration.
OMOTE : Endroit, dessus, surface
Apparence, extérieur, façade Dehors
Tous ces synonymes servent à qualifier le terme de OMOTE.
"LA SIGNIFICATION DE LA FORMULATION EST EXPLICITE"
La pratique des kata dans le sens habituel (omote) développe des aptitudes à se
déplacer tout en coordonnant l'exécution de gestes rapides,
puissants ; cette pratique crée des automatismes générant
ainsi des schémas neurologiques nouveaux. Les forces d'inertie produites
par le déplacement développent une série de réflexes
proprioceptifs et extéroceptifs qui ajustent la contraction des différents
muscles.
EMBUSEN (DIAGRAMME, PARCOURS)
On peut comprendre que la nécessité d'élaborer une méthode
constituée d'enchaînements de gestes et de déplacements,
utilise des chorégraphies pour mémoriser des situations.
Le kata est en effet une élaboration de méthode.
Sa chorégraphie crée des situations dans des directions différentes.
Ce sont des parcours similaires destinés à latéraliser
le corps. Cependant ils sont aussi des parcours de retour vers leurs points
de départ pour ritualiser l'acte que se trouve être le kata.
Cette formulation est assez pernicieuse si l'on ne soulève pas les
différentes problématiques que l'on rencontre.
PROBLEMATIQUE DUE A L'EMBUSEN
Pourquoi avoir créé des changements de directions inappropriées à des
situations concrètes d'affrontements ?
Lors de l'intersection de lignes perpendiculaires le fait de tourner vers
l'arrière, pour se défendre en allant chercher un hypothétique
adversaire, reste complètement inadapté pour parer au plus pressé.
GESTUELLE DE CONFRONTATION
Comment peut-on comprendre qu'il faille, avec un geste de blocage, avancer
sur une situation d'attaque, sans un déplacement d'esquive ou autre,
et poursuivre d'une contre attaque toujours en avançant sans tenir
compte de la distance, qui sépare les protagonistes éventuels.
PROBLEMATIQUE DUE A LA CONFRONTATION
Bien des désillusions se sont produites lorsque certains ont voulu
mettre en application les situations ci dessus.
SIMILITUDE DES ENCHAINEMENTS
La similitude des enchaînements laisse supposer que la latéralisation
du corps est obtenue par les séries de mouvements, qui se répètent
plusieurs fois de suite, d'un côté comme de l'autre, à droite
comme à gauche dans les séquences du kata.
En fait, on peut s'apercevoir, que l'ensemble des séries de mouvements
un peu plus élaborés, mêmes répétés
plusieurs fois, ne s'exécute que du même côté, généralement
d'appui côté droit. ( Empi, Kanku Dai )
PROBLEMATIQUE DE LA SIMILITUDE
II apparaît de grandes difficultés de réadaptation, lorsque
l'apprentissage et la répétition ont conditionné l'esprit
et le corps.
LES SAUTS
Bien que variés, dans leurs angles de préparation, dans leur
intensité de propulsion, dans leurs degrés d'ouverture lors
de l'exécution, ainsi que dans leurs positions de réception,
ils s'effectuent toujours du même côté. ( Heian- Godan,
Empi, Kanku-Sho, Unsu...) Là, une fois de plus, c'est le côté droit
qui est sollicité.
PROBLEMATIQUE DUE AUX SAUTS
Même problématique que ci dessus, mais de nouveaux éléments
vont venir se greffer, tels que la prise de risque inhérente à l'élévation
du corps dans l'espace. Les sensations émotionnelles vont constituer
de nouvelles coordinations neuromusculaires. La rééducation
des propriocepteurs due à la réception, fera appel à de
nouvelles chaînes musculaires.
QUE FAUT IL ENTENDRE PAR COORDINATION NEUROMUSCULAIRE ?
En biomécanique, coordination est synonyme d'efficacité. Son
antonyme est maladresse. La coordination est donc la combinaison des mouvements
de divers muscles dans le but de rendre une action efficace et précise.
Ceci suppose que seuls les muscles concernés entrent en action, que
les muscles antagonistes exercent un contrôle adéquat, particulièrement
en fin de mouvement, et que les muscles fixateurs fournissent les appuis nécessaires.
Toutes ces exigences résultent d'un apprentissage préalable
: En effet, chez le débutant, l'exécution d'une technique nouvelle
présente des imperfections tenant à ce que l'influx moteur fait
se contracter des muscles dont l'action n'est pas nécessaire. De plus,
les réglages de relâchement des antagonistes sont mal assurés.
L'apprentissage du relâchement fait ainsi partie de l'éducation
de la coordination.
Au point de vue physiologique, le réflexe d'étirement (réflexe
myotatique de Sherringtone ) et l'innervation croisée des agonistes
antagonistes sont les supports de cette qualité.
CONCLUSION SUR L'UTILISATION DU PRINCIPE OMOTE
Comme précédemment décrits, les inconvénients
ne sont pas que d'ordre physique, mais surtout d'ordre psychologique, et neurologique.
S'ils n'altèrent en rien la matière (le kata), la répétition
va créer des automatismes, ce conditionnement unilatéral va, à un
moment donné, générer une absence de fluidité dans
la transmission de la gestuelle, lors d'une situation conflictuelle.
HYPOTHESE
Il est nécessaire d'intégrer au premier principe étudié,(omoté)
d'autres éléments régulateurs qui vont compenser la défection
de celui ci et ainsi reformater le corps et le cerveau pour rééquilibrer
les structures neurologiques et les chaînes musculaires.
LE PRINCIPE URA SE TROUVE ETRE UN EXCELLENT MOYEN POUR Y REMEDIER.
URA :
Revers
Envers
Sens caché
Tous ses synonymes servent à qualifier le terme de URA.
ANALYSE DU PRINCIPE
URA
Lorsque dans le kata Omoté, le premier geste s'exécute à gauche,
dans le principe Ura, il est exécuté à droite, et comme
cela, ainsi de suite jusqu'à la fin du kata.
-Cela implique, que rien ne soit changé au kata.
-Les enchaînements s'effectuent de la même manière, mais
sont inversés dans la gestuelle.
-Les changements d'axes, pivots sont exécutés également
dans le sens de la progression du kata, mais à l'opposé du principe
Omoté, sans que l'embusen n'en soit perturbé.
-Le kata se déroule exactement de la même façon, mais
au lieu, nous l'avons dit de s'effectuer dans une direction, il est exécuté à l'identique
dans le sens opposé.
HYPOTHESE
II est important de comprendre que le principe URA n'a pas plus de valeur
intrinsèque, que le principe OMOTE.
Ce qui tendrait à dire, que si la convention de pratique du karaté,
avait été inversée dans l'apprentissage des kata, l'exécution
du kata en URA aurait les mêmes inconvénients que ceux du travail
en OMOTE.
QUE VA APPORTER LA PRATIQUE DU PRINCIPE URA ?
Le principe URA va pallier les incomplétudes du système OMOTE
et permettre l'activation de zones nouvelles, une restructuration des circuits
neurologiques et des circuits neuromusculaires.
CONSEQUENCE DE CETTE PRATIQUE :
La maîtrise de la gestuelle est un des éléments essentiels
dans la conception de l'art du combat. Elle permet au corps d'être disponible
immédiatement, aux gestes d'être plus précis, ce qui accroît
la vitesse de réaction dans les situations délicates.
CONCLUSION
Pour contrer les effets pervers du système OMOTE, il est important à mon
sens de commencer très tôt à pratiquer le système
URA.
Comme nous venons de le voir, le kata est un enchaînement de gestes,
restituant en grandes parties des situations de combats.
La répétition de ses gestes, nous conduit de l'apprentissage
du mouvement volontaire, à la conséquence du mouvement conditionné.
QU'EST CE QUE LE MOUVEMENT VOLONTAIRE ?
Le mouvement volontaire implique la participation de la conscience intelligente
du sujet, autrement dit la volonté.
On peut analyser le mouvement volontaire et trouver un schéma explicatif
:
Prise d'information : Le sujet voit, entend, perçoit, reçoit
des sensations, par les différents récepteurs sensitifs (extéro,
proprio et intéroceptifs.)
Analyse des informations : Toutes ces sensations sont transmises au cerveau,
siège de la volonté, qui analyse, trie, classe décode
les informations reçues et détermine une réponse en fonction
de cette analyse.
Transmission des influx nerveux aux différents muscles qui vont participer
au mouvement, à la réponse décidée par les centres
nerveux supérieurs.
Les centres supérieurs responsables du mouvement volontaire sont situés
dans le cortex. Le cortex est divisé en zones ou aires bien distinctes.
Chaque aire a un rôle bien précis :
Aire de projection de la sensibilité générale ; c'est
là qu'arrivent les influx nerveux venus des récepteurs.
Aire motrice : c'est le point de départ de tous les neurones moteurs
;
Aire psychomotrice : elle est responsable de la coordination des mouvements
en fonction d'un déterminé (sauter, courir, parler, etc....)
La richesse des sensations, des informations, détermine en grande partie
la qualité de la réponse. Ainsi, dans l'apprentissage d'un geste
sportif, il sera important de rechercher des sensations nombreuses et surtout
correctes.
QU'EST CE QUE LE MOUVEMENT AUTOMATIQUE ?
Le mouvement automatique est un mouvement appris.
Dans un premier temps, c'est à dire dans la phase d'apprentissage,
le sujet fait intervenir sa volonté. Les circuits nerveux mis en jeu
sont complexes et intéressent les centres supérieurs (cortex
cérébral).
Dans un deuxième temps, les centres supérieurs relâchent
en quelque sorte leur emprise, leur contrôle, et les circuits utilisés
pour la transmission de l'influx nerveux deviennent plus simples. Le mouvement
est automatisé par sa répétition.
Le cerveau doit d'abord ses fonctions à son organisation anatomique.
Cette organisation se construit pendant la première période
de la vie. Les connexions entre neurones s'établissent d'après
des lois qui combinent le hasard à un déterminisme étroit.
La répartition des neurones présentant des connexions communes
en noyaux, en couches, en aires est une indication de l'existence d'un plan
qui se reproduit dans chaque cerveau de la même espèce.
Mais à l'intérieur de ce réseau relativement fixe, les
connexions restent labiles, pouvant accroître ou diminuer selon le degré d'exercice
d'une fonction. Cette labilité ou plasticité, permet la constitution
de réseaux connectant entre eux plusieurs ensembles de neurones le
temps de la réalisation d'une opération complexe (trouver un
mot, penser une action...).
On pense que l'acquisition de nouvelles capacités (l'apprentissage
d'un geste par exemple ) repose sur la plasticité de connexions entre
neurones. Le développement de nouvelles connexions pourrait peut-être
expliquer aussi la récupération d'un déficit à la
suite d'une lésion pathologique.
Le cerveau doit aussi ses fonctions à l'existence des multiples relations
qui l'unissent au reste du corps. Le corps par ses organes sensoriels disposés
sur toute sa surface ( dans la peau, la rétine, la cochlee, etc.),
et par les terminaisons sensibles situées dans les viscères,
envoie au cerveau des informations sur l'état du monde extérieur
et intérieur.
En retour, le cerveau contrôle l'ensemble des organismes, non seulement
par les fibres nerveuses qui le connectent aux muscles et à l'appareil
végétatif, mais également par l'intermédiaire
de signaux chimiques ( des hormones) qu'il envoie vers les récepteurs
placés dans les organes.
"C'est ainsi que des influences venues du reste du corps peuvent modifier
l'état cérébral et créer des émotions,
ou que, à l'inverse, le cerveau contribue à modifier l'état
du corps pour le préparer à l'effort ou pour déclencher
des réactions de stress."
IMPORTANCE DE LA CONDUCTION DE L'INFLUX NERVEUX
Contrairement aux autres parties du corps, si les deux hémisphères
cérébraux sont à peu prés identiques du point
de vue anatomique, ils ne le sont pas du point de vue fonctionnel.
Les deux hémisphères ont donc chacun une spécialisation,
mais ils travaillent de concert grâce à une liaison composée
par de la matière blanche (des axones connectifs et sensoriels) connue
sous le nom de corps calleux. Le corps calleux se comporte comme une véritable
autoroute, qui nous permet d'accéder rapidement aux informations traitées
par les deux hémisphères et de produire ainsi une pensée
intègre.
II est important que l'on veille au développement du corps calleux,
pour cela il faut que la vie de l'enfant soit riche en expériences
sensori-motrices et sensori-émotionnelles, la pratique d'activités
physiques riches en émotions (prise de risque, danse et autres...)
en est un bon exemple.
Le néo-cortex se compose de deux hémisphères comprenant
chacun quatre lobes. Tous ces lobes reçoivent des stimuli externes
et des informations provenant du corps.
La spécialisation se développe au cours de l'enfance à un
rythme différent pour chaque individu. Plus les hémisphères
et la totalité des lobes sont activés par l'usage, plus il se
forme des connections dendritiaues, plus elles s'étendent à travers
le corps calleux et plus elles se myélinisent. Plus la myélinisation
est importante, plus les échanges entre les deux hémisphères
sont rapides.
MYELINISATION :
Une gaine de myéline va progressivement recouvrir les axones. Cette
gaine est un isolant qui évite la dispersion de l'influx nerveux. L'efficacité du
fonctionnement du système nerveux ne sera totale qu'à la fin
du processus. La myélinisation des deux hémisphères cérébraux
prendra de nombreuses années. Elle se terminera pour une grande partie
du cerveau vers 7 ou 8 ans, pour les zones les plus évoluées,
en particulier les lobes frontaux, la myélinisation se poursuivra jusqu'environ
40 ans.
INTRODUCTION
Les principes OMOTE ET URA ne sont pas les seuls moyens pour diversifier le
travail du kata.
D'autres moyens comme les principes GO et URA-Go sont également utilisés.
Au-delà du fait qu'ils vont aussi développer les mêmes
effets que précédemment décrits.
Leurs fonctionnements propres les prédisposent davantage à comprendre
l'application des BUNKAI, et permettre ainsi d'acquérir de nouvelles
sensations, donc de nouvelles connections.
Si nous voulons accepter le kata comme élément transmettant
une gestuelle de combat applicable, nous devons, comme je l'ai décrit
auparavant, l'envisager de manière différente.
Si, dans ses applications en OMOTE et en URA, il ne peut résister au
scepticisme de certains dans sa valeur éducative du combat, dans la
manière de le pratiquer en GO et URA-GO le doute est écarté.
Pour autant, tout n'est pas résolu.
BUNKAI :
Interprétation d'une technique d'art martial à partir d'un kata
dans ses diverses formes d'application pratique.
L'application du BUNKAI sort le kata du cadre de l'apprentissage de la gestuelle
sous toutes ses formes. Pour intégrer celui ci dans la tripartie nécessaire à l'évolution
du pratiquant de karaté. ( kata bunkai kumité)
GO:
Défense
Arrière
EN QUOI CONSISTE LE GO ?
Le travail en GO consiste à effectuer le kata en reculant. Tous les
gestes, tous les mouvements, tous les enchaînements, se pratiquent en
reculant sans toutefois changer l'ordre préétabli du kata.
C'est à dire :
Un kata qui commence vers la gauche, en avançant la jambe gauche plus
un Gédan barai du bras gauche,
En GO ce kata débute bien vers la gauche, mais en reculant la jambe
droite plus le Gédan barai bras gauche. La position de départ
est respectée ; l'enchaînement suivant consiste à reculer
la jambe gauche et à effectuer un tsuki bras droit, une fois de plus
rien n'est changé au kata (OMOTE).
Dans les pivots :
En GO, on doit se comporter comme si l'adversaire nous attaquait dans le dos.
Pour cela, lorsque l'on est sur une position donnée pour éviter
l'attaque de celui ci : il faut d'abord avancer puis pivoter pour parer son
attaque, respectant une fois de plus le protocole du kata.
Conséquence :
On est là pleinement dans l'application concrète d'une situation
de combat.
URA-GO :
Si l'on a compris le sens du principe GO, le URA-GO est exactement la même
chose, mais en sens inverse de la situation précédemment décrite.
CONCLUSION
D'autres principes de fonctionnement des kata existent, ou peuvent être élaborés.
Chacun ayant son propre cheminement, sa propre démarche, sa propre
valeur.
Au-delà d'une mémorisation, qui entraînera de nouvelles
connections neuronales, ces principes vont solliciter les chaînes musculaires
d'une manière différente ; ceci va créer des renforcements
de connections neuromusculaires, qui vont augmenter la vitesse d'action.
Cette vitesse ne sera pas forcément admise comme vitesse mécanique,
bien que nécessaire ; mais plutôt comme vitesse de réaction,
en réponse à des situations ressenties.
Dans l'étude du GO et du GO-URA, les sensations de combats se ressentent
davantage. Le Bunkai prend toute sa dimension. Le travail avec un partenaire
devient nécessaire. Les capteurs, les stimuli, qui informent notre
corps des dangers immédiats réagissent selon leurs fonctions.
L'émotion oriente la perception et prépare l'action.
Une bonne décision commence par une bonne perception des données
du problème.
Percevoir c'est sélectionner, choisir les informations qui nous semblent
pertinentes par rapport à l'action envisagée, dans la masse
de ce que nos sens peuvent potentiellement recevoir.
a) Les cellules nerveuses :
Le système nerveux est formé de deux types de cellules, les
cellules gliales et les neurones.
Les cellules gliales 10 à 50 fois plus nombreuses que les neurones
ne conduisent pas l'influx nerveux. Cela ne les empêche pas d'être
essentielles. Sans elles les neurones ne fonctionneraient pas correctement.
Elles procurent aux neurones leur nourriture, les supportent les protègent,
elles éliminent aussi les déchets causés par la mort
neuronale et accélèrent la conduction nerveuse en agissant comme
gaine isolante de certains axones.
Les neurones, de forme et de dimension très variées possèdent
deux types de prolongements bien particuliers qui les distinguent des autres
cellules : de nombreux prolongements courts nommés dendrites et un
prolongement plus long l'axone, lui-même ramifié à sa
terminaison. En se regroupant ces cellules forment les différents éléments
du système nerveux en agrégats. Elles constituent les centres
nerveux en chaînes et en faisceaux elles forment les nerfs qui relient
différents points de l'organisme et sont les voies de transmission
des informations.
b) La synapse :
Chaque neurone entre en relation avec de nombreux autres neurones à proximité ou à distance.
Les neurones entrent en relation au niveau des synapses. Cette relation ne
se fait pas par contact : il y a solution de continuité. Il s'agit
d'un contact indirect au niveau de l'espace synaptique.
C'est une interruption du trajet de l'influx nerveux et transformation de
type chimique ; Lorsque l'influx nerveux arrive à l'extrémité de
l'axone, un médiateur chimique( une hormone) est libéré dans
l'espace synaptique. Ce médiateur va se fixer sur les récepteurs
chimiques des dendrites du neurone suivant, ce qui va déclencher la
reprise de l'influx nerveux dans la cellule suivante.
Il existe de très nombreux corps chimiques intervenant comme médiateurs
dans le système nerveux ; neuromédiateurs les plus connus :
l'acétylcholine, la sérotonine, la dopamine, l'endorphine. La
synapse et les médiateurs chimiques ont un rôle important dans
la circulation, le traitement et la mise en mémoire de l'information.
L'ACTE MOTEUR :
SOURCE D'ORGANISATION DU SYSTEME NERVEUX
Le système nerveux apparaît comme le système qui permet à l'organisme
d'agir de s'adapter aux conditions de l'environnement. Il recueille les données
de toutes natures à la fois sur le milieu extérieur et sur son
propre corps, il les intègre, les analyse, les organise sur le plan
moteur en réactions réflexes ou automatiquement adaptées,
ou en conduites intentionnelles, intelligemment combinées.
Le système nerveux est donc beaucoup plus qu'un dispositif de stockage
(qui permet de mémoriser des événements) ; en même
temps qu'il fonctionne, il se transforme, se perfectionne, s'adapte, s'enrichit,
se nourrit de sa propre activité.
Le développement du cerveau repose avant tout sur les informations
sensorielles qu'il recueille. Il est totalement dépendant des autres
organes du corps et on peut avancer que : « On ne pense pas de la même
manière si on est manchot ou si l'on a ses deux mains. » (A.Prochiantz
1989 )
LES CENTRES NERVEUX DE L'EMOTION
II est nécessaire de mentionner l'existence dans le cerveau, de centres
nerveux dont dépendent les réactions émotives. En effet,
par des fibres nerveuses associatives, ces centres se trouvent excités
lors de la perception d'une situation, lorsque les exigences de celle-ci se
trouvent disproportionnées par rapport aux possibilités du pratiquant
(peur ou colère). Des perturbations apparaissent dans l'organisation
des réponses motrices du pratiquant, la régulation du tonus
musculaire est affectée, on observe une diminution dans les capacités
d'adaptation. Les différentes émotions peur, colère etc...,
retardent et désorganisent les réactions.
Cette paralysie correspond à des sortes de "courts circuits temporaires" dans
la circulation des messages nerveux suivant la valeur affective attribuée à la
situation.
Ces réactions émotives sont en relation avec les mécanismes
de l'attention, de la vigilance qui sont contrôlés par les zones
situées au carrefour de la circulation des signaux nerveux.
LE POUVOIR INTEGRATEUR DU CORPS :
C'est un vieux problème que le ready-made de Duchamp soulevait déjà :
comment un objet insolite, non artistique, devient-il au bout d'un certain
temps d'"habituation", l'équivalent d'un objet d'art ? Ou
encore : Comment une inscription sur un objet, avec lequel elle n'a aucun
rapport, peut-elle à la longue être perçue comme en faisant
partie ?
LES SERIES
Lorsqu'il s'agit du corps, et en particulier de la danse le fait est encore
plus surprenant. Des séries différentes ou divergentes de
gestes accomplis par le même corps dans un temps unique finissent
par "s'intégrer" ; de même pour des séries
de mouvement et de notes musicales (ou même du bruit) ; ou encore
pour tout objet étranger aux gestes, introduit par hasard au milieu
d'une séquence dansée : après un certain temps, on
obtient toujours une continuité de séries hétérogènes.
C'est ce qui arrive dans beaucoup de chorégraphies contemporaines
(dans le théâtre, danse, par exemple : série de mouvements
corporels et série de paroles ; série d'espace ou d'objets
sans rapport avec les séries de gestes) ; ou dans les danses rituelles
ou thérapeutiques des sociétés exotiques.
Faut-il croire que le corps a un tel pouvoir intégrateur, ou assimilateur,
qu'il transforme tout ce qui l'approche dans l'espace et dans le temps en
un tout homogène et unifié, c'est-à-dire organique ?
Autrement dit, le NEXUS de la danse tiendrait au NEXUS du corps comme organisme,
ou comme structure (fabrica, comme on disait au XVI e siècle).
LE NEXUS DE LA DANSE
Pour préserver le principe
du combat face à des situations particulières.
Comme par exemple l'occupation d'un pays par une nation étrangère,
les indigènes de quelque pays que ce soit au travers du monde, ont
transformé leurs rituels d'assauts en danses dites traditionnelles.Qui,
certainement avec le temps sont devenues culturelles.
HYPOTHESE
On pourrait penser que la connaissance empirique des effets du Nexus de la
danse, ait été connue et comprise depuis bien longtemps.
Au-delà de préserver une gestuelle, le fondamental du principe
serait d'intégrer au corps le sens du combat.
On ne peut pas dire que de la danse au kata il n'y a qu'un pas ; mais la quiétude
avec laquelle la danse est généralement pratiquée, pourrait être
une passerelle vers le kata.
Ceci déboucherait sur d'autres principes de fonctionnement, liés
une fois de plus aux connections neuronales, et nous pourrions aborder les
formes de non pensée.
Nous pouvons faire un rapprochement, avec les nobles samouraï qui pratiquait
des danses guerrières, telle que la danse de l'éventail.
Dans cette chorégraphie, nous pouvions voir des situations de blocages,
de parades, de piques, de mouvements tranchants. Il ne faut pas oublier que
le Tessen (éventail de guerre) était en métal, certainement
très affûté, il offrait ainsi de nombreuses possibilités
de défenses et d'attaques.
On peut davantage comprendre l'expression.
Un kata en trois ans « Le sens est clair il fallait au moins
trois ans pour étudier un kata, avant d'en aborder un autre. Cela laisse
supposer que les kata étaient plus approfondis dans leur expression,
et que les maîtres n'en pratiquaient pas un grand nombre.
Il serait bien prétentieux de vouloir tout expliquer sur la pratique
des arts martiaux, et tout particulièrement sur celle du karaté do,
au travers des kata.
Nos anciens, quels qu'ils aient été, ne cessaient de répéter
qu'il faudrait plusieurs vies, pour en venir à bout. En cela c'est
tant mieux. Il n'est pas bon de vouloir tout, tout de suite.
Le kata doit être perçu dans son intégralité, c'est
un moyen de travailler seul et longtemps, dans la mesure où l'on est
capable également de le segmenter et de vivre chaque segment comme
une finalité de survie.
Au plus on* pratique le kata sous toutes ses formes, au plus on* connecte
de neurones ; de même on* crée des voies rapides qui vont équilibrer,
fluidifier le mouvement, ainsi on* va occulter des connections. Cela permet
d'aller plus vite dans le temps d'action, puis le temps de réaction
:
Hypothèse
Ce qui laisserait entrevoir le phénomène de non pensée
.....
C'est ainsi qu'il devient possible d'évoluer dans un espace temps qui
va surpasser "l'autre".
ON* le cerveau

GLOSSAIRE
NEUROMEDIATEURS :
Acetylcholine : Médiateur chimique servant dans la transmission de
l'influx nerveux. Système para sympathique.
Dopamine : Substance chimique propre à doper ; à dissiper momentanément
la fatigue.
Endorphine : Substance chimique synthétisée par l'organisme
dont la caractéristique est de diminuer la douleur.
Sérotonine : Substance aminée élaborée par certaines
cellules de l'intestin et du tissu cérébral, transportée
vers les tissus par les plaquettes sanguines et jouant un rôle physiologique
important comme vasoconstricteur, régulateur de la motilité intestinale
et médiateur de l'activité du système nerveux central.
Motilité (Mouvement, motricité, ensemble de mouvements propres à un
organe.
Extéroceptif : qui recueille les excitations venue du milieu extérieur.
Réflexe extéroceptif, sensibilité extéroceptive.
Intéroceptif : Se dit de la sensibilité dont les stimuli proviennent
de l'organisme même, (spécialement des viscères)
Proprioceptif : Sensibilité proprioceptive, propre aux muscles, ligaments,
os, par opposition à la sensibilité tactile et à la sensibilité viscérale.
Incomplétude : Caractère d'un système hypothético
déductif. Qui contient des propositions indécidables.
Les connexions labiles : Qui est sujet à glisser, à tomber, à changer, à faillir.
Cochlée : élément de l'oreille interne.